Utopolis

Vous pouvez suivre l »ensemble du projet Utopolis autour de l »artiste numérique Cécile Babiole sur ce blog : casino http://canope.ac-besancon.fr/blog/utopolis-vesoul/.

Et découvrir le making-off du projet réalisé par Silvi Simon.

[vimeo]http://vimeo.com/129099020[/vimeo]

Visite de l'exposition Grand Bazar et activation du livre de Cyril Jarton, "Hêtre Etang"

 

Date : jeudi 11 décembre 2014
Lieu : Le Granit, Scène Nationale de Belfort
Heure : entre 11 et 12h

Après avoir participé à plusieurs séances de découverte du livre objet, organisées par Mme Haimart professeur documentaliste, Mme Barraux professeur d »arts plastiques et Mr Velasquez responsable de la médiathèque de l »Espace multimédia gantner de Bourogne, une classe de 6ème du collège a pu se rendre au théâtre Granit de Belfort pour visiter l »exposition Garnd Bazar d »Aurélien Imbert.

Grand Bazar

Placée sous le signe de la convivialité, cette « exposition-chantier » donnait une large place à des invités multiples, artistes-poètes, poètes-artistes, ayant investi au moins une fois la galerie du théâtre rénové par Jean Nouvel en 1983.

Extrait de l »avant propos de l »exposition :

Table : Meuble composé d’une surface plane horizontale ou inclinée, reposant sur un ou plusieurs pieds, sur un support, et qui sert à divers usages. Surface conçue et réalisée pour servir à une activité. Partie plane d’un objet, d’un outil, d’un instrument. Surface plane constituant un élément de l’ensemble. Table Verte-Table ouverte-Les plaisirs de la table-Table recouverte-Table pliante, volante, tournante, bancale, table ronde, table des matières, table à dessin, à dissection… Grand bazar à partir de fin octobre, on déménage, on bouge les tables, on met les rallonges pour accueillir les invités : la plupart liés au projet artistique de ces dernières années ont déjà exposé à la Galerie ; ils se succéderont autour de La Table d’Aurélien Imbert : autour, dessus, dessous, sur un coin, chacun venant y prendre place avec une œuvre : dessin, objet, peinture, performance, lecture, photographie, vidéo …

Le 17 octobre 2014, lors du second vernissage de cette exposition évolutive, l »artiste Cyril Jarton qui a côtoyé des belfortains enthousiastes avec son projet de championnat de ricochets sur la Savoureuse en juin 2013 a réalisé une performance intitulée « Hêtre Étang« , action qui consiste en une réactivation du livre de Être et Temps de Martin Heidegger paru en 1927, orthographié avec un titre phonétiquement similaire (Hêtre Étang) et adoptant la maquette de la célèbre collection « Bibliothèque de philosophie » aux éditions nrf – Gallimard en 1990.
Réactivation qui permet au livre reproduit dans le format original ( 22,5 x 14 cm) de s »ouvrir et de cueillir avec les personnes en présence, des instants fugitifs : le livre blanc en apparence muet, acquiert alors une forme de parole collective qui s »élabore et s »imprime au moment où celui-ci est réactivé en public.

Extrait d »un propos de Cyril Jarton :

«J’ai longtemps rêvé et fait des ricochets au bord d’un étang charentais, l’étang des  Fayards, qui appartenait à mon grand-père et où il vécut les premières années de son mariage, pendant l’occupation allemande. Dans les bois, non loin, passait  la ligne de démarcation, chemin vers la zone libre. Au bord de cet étang, j’ai lu  « Être et Temps », œuvre  de Martin Heidegger. Entre le livre et le site s’opéra une rencontre : le fayard est l’un des noms du hêtre, l’étang des Fayards est donc l’étang des hêtres. L’homophonie entre hêtre étang et être et temps imprégna cette lecture jusqu’à devenir indissociable : je vois dans les reflets des feuilles sur l’eau le reflet de l’être dans l’étant.
Hêtre étang retrace le devenir spatial du livre de Heidegger, cheminement entre être et hêtre, entre étang et temps ».

Protocole et Performance avec les élèves

Afin d »organiser en amont la visite des élèves dans l »exposition et la réactivation d »un exemplaire du livre avec l »accord de l »artiste, Cyril a transmis un protocole qui s »est formulé suite à un échange de mails reproduit ci-dessous.

———————–
Le Mardi 21 octobre 2014 10h26, Fabien Vélasquez  a écrit :

cher Cyril,
un petit message de « a » à « e », soient cinq rebonds textuels :
a) J »ai vu hier matin l »enseignante d »art plastiques de collège avec laquelle je mène le projet livre objet, livre d »artistes, j »interviendrai pour présenter une quinzaine de livres de la médiathèque auprès des élèves sous la forme d »un jeu. 
Je lui ai parlé de l »idée d »activer un de tes livres « à activer » ou déjà exposé au Granit avec ses élèves; il faudrait que tu me précises à nouveau en quelques mots le protocole. Elle me demande si, on peut par exemple, compléter le livre de l »action « Je souligne…. » ?

Le 21 oct. 14 à 12:33, jarton cyril a écrit :
Bonjour Fabien,
A – le principe est que le livre a sa raison d »être dans l »activation qui lui permet d » »entrer en présence » comme dirait Heidegger ou d »engager les autres dans un rapport de présence accentué. Je peux activer le livre ou il peut l »être par d »autres : la seule condition étant qu »il y a un projet d »activation cohérent – validé par le lieu d »exposition (Monique) ou par l »auteur ou par la personne à qui le livre est confié (toi). Je demande simplement à ce que l »activation soit documentée pour pouvoir exposer plus tard les différentes activations. Pour « je souligne », oui ce serait une bonne idée de partir casino de ce principe – d »autant que c »était la première fois que je le teste et que le livre réalisée le soir du vernissage et comme un point de départ, il pourrait être poursuivi…  (ce serait bien alors de l »activer au Granit, avec le groupe, et de le laisser ensuite jusqu »à la fin de l »exposition où tu pourrais alors le récupérer et y glisser des documents,relatif à l »expérience (une photo, un texte, etc).
Bonne journée, Fabien

cj

Le 10 déc. 14 à 16:50, jarton cyril a écrit :
Pour l »activation Hêtre et Temps, le protocole est bien tel que tu le décris : je voudrais que tu me donnes quelques indications sur ce que je dirai à haute voix, je pense (j »ai assisté à ton action le 17/10 dernier) qu »il s »agit d »impressions sur la personne décrite (vêtements, gestes , postures…) est-ce bien cela  ? oui, tout ce qui se passe dans le moment peut-être « souligné » pour peu qu »on accomplisse l »action de souligner en énonçant la chose…. les couleurs sont aléatoires.

———————–

Il a été convenu que lors de la performance, 4 sources-médiums seraient témoins de l »action en train de se faire et participeront ainsi à documenter l »action comme le souhaitait l »artiste.

  • la captation sonore de la description orale des élèves ( lien vers le fichier mp3 à venir)
  • la réalisation de croquis par une jeune illustratrice et éditrice, Myriam Huré reproduits ci-dessous

 

  • la prise de photographies par l »enseignante d »arts plastiques (choix ci-contre)
  • la rédaction d »un compte-rendu, un billet d »humeur rédigé par le professeur documentaliste Cécile Haimart, après une prise de notes sur le vif.

JEUX SOUS LIGNES

Le mardi 11 décembre à 11h30, les élèves de 6D du collège Châteaudun ont vécu une expérience unique à la galerie du Granit à Belfort. L »artiste Cyril Jarton a accepté que l »un des exemplaires de son livre Hêtre-Etang laissé à la galerie du Granit soit réactivé pour la venue des collégiens. Les élèves se sont placés en cercle avec au centre Fabien Vélasquez, documentaliste à l »Espace multimédia Gantner, qui a entamé la réactivation du livre. S »adressant à chaque élève, Fabien a prononcé une phrase commençant toujours par: « Je souligne » suivi d »un élément personnalisé et différent selon chaque élève : « Je souligne la chaleur de ta polaire », « Je souligne ces paillettes », « Je souligne un angle droit à côté d »un angle de doigts », « Je souligne la brisure au sol qui se trouve derrière toi » déclenchant les rires des élèves déclenchant un « Je souligne ce sourire ». A chaque phrase prononcée, Fabien traçait une ligne au crayon de couleur sur la page du livre suscitant la curiosité des élèves, mi-amusés, mi-interrogateurs : « Mais que fait-il donc ? ». Au milieu de la performance, l »interphone de la galerie a sonné : un livreur livrant plusieurs cartons (De livres? me suis-je demandée) a surgi du froid pour les remettre à son destinataire. Bien entendu cela n »a pas échappé à notre acteur/performeur qui s »est saisi de cet événement inattendu : « Je souligne les cartons qui viennent de passer et s »éloignent ».
Dernier « Je souligne » de Fabien, quelques secondes de silence, puis une phrase jaillit : « Je peux souligner moi aussi ? » Suivie de l »acquiescement par plusieurs autres collégiens. Les élèves se sont pris tellement pris au jeu qu »ils souhaitaient réaliser à leur tour une action-performance ! Un autre élève a demandé à Fabien : « Il est comment le dessin ? » ce qui nous a permis de découvrir les traits de couleurs tracés sur les deux pages du livre. Monique Chiron, la responsable de la galerie, a conclu cette action-performance en insistant sur le caractère unique de l »instant vécu, ensemble, ici et maintenant. Ce moment, transcrit sous forme de traits de couleurs dans le livre, c »est effectivement notre histoire. Elle est inscrite désormais dans le livre et vient s »ajouter aux autres histoires. Mais la notre aura une saveur particulière : en revoyant ces traits colorés, des souvenirs seront ravivés. Il reste à souhaiter que ces jeux sous lit niés soient perpétués dans un futur proche : un acteur-performeur sommeille désormais en chacun de nos élèves.

 

Remerciements :
Tous les élèves de la classe de 6èmeD, Aurélien Imbert, Cyril Jarton, Monique Chiron, Florent Wong, Cécile Haimart, Sonia Barraux et Myriam Huré.

Texte : Fabien Vélasquez

 

Introduction au projet Utopolis

Jeudi 19 février 2015

Pendant deux semaines (du 16 au 27 février) plusieurs élèves de la ville de Vesoul ( CM1, CM2, 3ème et Terminale ) travailleront sur le projet « Utopolis » avec l’artiste numérique Cécile Babiole.
Le concept d’Utopolis est de recréer certain quartier de Vesoul selon sa propre perspective. Tout est possible… Premièrement, l’artiste et les élèves parleront de leur ville, de ses défauts et de ses qualités ; puis, les élèves commenceront à esquisser des formes, des croquis de bâtiments, d’espaces. L’inspiration trouvée, les élèves apprendront à utiliser SketchUp, un logiciel simple d’utilisation, pour créer des dessins en 3D. Le dessin finalisé, il sera imprimé, non pas sur une feuille de papier, mais bel et bien en volume, grâce à une imprimante 3D ! En rassemblant toutes les créations des élèves, une maquette sera créée, construisant un nouveau quartier de Vesoul miniature.
Ce projet est coordonné par le CANOPE Haute-Saône en partenariat avec la DRAC, la mairie de Vesoul et l’EMG.

Pour sensibiliser les élèves au projet, Clémence est intervenue en classe le jeudi 19/02. Dans un premier temps, le sujet s’est orienté sur les arts numériques. Les élèves ont évoqué en mots clés ce terme  : technologie, ordinateur, créativité, imagination, intelligence… Puis, une définition et un mini-historique leur ont été présenté.
Dans un second temps, Clémence est revenue dans le vif des thèmes du projet : architecture, urbanité, ville, utopie… Qu’est-ce qu’une « utopie » , élément essentiel du projet ? C’est un rêve, un idéal, une chose qui pourrait être réelle, mais qui, en le devenant ne le serait plus forcément, la perfection qui a été imaginé peut présenter des défauts…
Dans un troisième temps, différents projets artistiques liant architecture et utopie ont ainsi été présenté comme la Tour Cybernétique Lumière de Nicolas Schöffer, les fermes verticales et leur immense tour (projet pouvant améliorer les conditions écologiques et économiques d’une ville).
Découvrez la présentation.

Bientôt, ce seront les élèves qui vont concevoir leur quartier rêvé, idéal et utopique : Utopolis.

 

 

 

L'exposition "La télévision de demain".

Lundi 30 juin 2014.

Pour clôturer le projet, une exposition a été réalisée pour présenter l »ensemble du projet. Eric Bernaud était présent pour aider les élèves à monter l »exposition et les accompagner tout au long de la journée pour accueillir le public. En effet, lors des visites des classes, ce sont les élèves qui ont expliqué le projet et mené deux ateliers : le premier expliquant le principe du stop motion (image par image) et casino le deuxième où était reconstitué un studio de télévision invitant les participants à endosser le rôle du présentateur, des figurants et aussi des techniciens (caméra, lumière…).

La fin de la journée s »est terminée par un vernissage où les parents des élèves étaient invité.  Tout le monde a été enthousiasmé par cette journée.

Ce projet (grâce à Eric Bernaud et les enseignantes) a mis en valeur la créativité des élèves et a suscité chez quelques-uns des vocations dans l »audiovisuel.

La découverte de la chaîne ARTE à Strasbourg.

Mardi 3 juin 2014.

Cette journée a clôturé la fin du projet où les élèves ont découvert les locaux d’ARTE à Strasbourg.
Pour commencer, Elke Blocher, la chargée de communication nous a accueilli pour faire une brève présentation de l’après-midi et nous a amené dans un studio pour diffuser un film institutionnel expliquant la ligne éditoriale et les différents programmes,de la chaîne ainsi que des projets coproduits par Arte. Nous avons ainsi appris que le sigle ARTE signifie Association Relative à la Télévision Européenne et que la programmation est bilingue. Plus de 430 employés travaillent sur différents sites : la GEIE (Groupement Européen d’Intérêt Economique)) sur Strasbourg et les filiales à Paris et à Baden Baden. Pour être recruté à ARTE, la condition est d’être bilingue (français-allemand) voire trilingue.

Ensuite, Elke nous a montré une 2ème présentation concernant le fonctionnement de la chaîne : le comité de gérance franco-allemand, les nombreux partenaires européens et la conférence des programmes. La GEIE produit les journaux et magazines : 40% vient de l’Allemagne et 40% vient de la France. Tout est donc traduit dans les deux langues.
Elke nous explique que des thèmatiques (ou repères) par jour sont fixés : lundi cinéma, mardi enquête, mercredi création, jeudi série, vendredi fiction, samedi aventure humaine puis Tracks night, dimanche art, cinema, documentaires et évènements.
Le budget est de 436 millions euros par an dont 295 millions pour les programmes. Une partie est financée par la redevance T.V..

Ensuite Alain Bieber et Laurence Rilly, directeur et rédactrice pour ARTE créative nous ont rejoint pour échanger autour du projet « La T.V. de demain ». Puis, une expérience est proposée avec « Take this lollipop » sur le réseau Facebook, où un serial killer nous poursuit… Testez.
Puis, Alain Bieber nous présente la plate-forme ARTE Créative. Ensuite, on découvre notre film réalisée avec Eric Bernaud, projeté sur grand-écran. Tout le monde est étonné et ravi. Pour finir cet après-midi, on découvre une salle de montage et de diffusion.

Une belle journée riche en surprises.

Bientôt, le film sera diffusé sur le blog et sur la plateforme ARTE Créative.

Session 3 : Interventions d’Eric Bernaud – Projet « la TV de demain ».

Du lundi 26 au mercredi 28 mai 2014.

C’est la dernière session pour finaliser l’émission rêvée de demain. Il reste donc des montages à faire, des sons à intégrer et plein d’autres détails qui seront à produire durant ces 3 jours.

Lundi 26 mai.
Eric Bernaud a montré le début du film qu’il a monté. L’émission prendra la forme d’une « docu-fiction ». Ce choix a l’intérêt d’expliquer la démarche du projet en y mêlant des séquences de pure fiction.  Plusieurs équipes se forment : montage pour les films d’animation (pub en papier découpé, l’escargot en pâte à modeler…), enregistrement de sons, finalisation des logos. Un reporter est aussi  désigné pour filmer les séances de travail en cours.
L’artiste se lance donc dans les explications des techniques de montage vidéo et montre le logiciel  de montage  »Final Cut Pro » permettant la juxtaposition de plusieurs éléments mis bout à bout (images, sons). Les élèves ont réalisé des logos pour l’émission. Une sélection des logos est faite et sont retravaillés. L’objectif  est que le logo véhicule un message. Une recherche est aussi réalisé en amont.
Une journée bien chargée…

Mardi 27 mai.
Cette matinée débute par un rappel de ce qui a été fait et de ce qui reste à réaliser. Les élèves se répartissent en différents groupes et se mettent au travail : création de la gueule de l’escargot, animation de la séquence en stop motion à l’aide d’un « Mehdi » miniature imprimé, recherches d’images (sattelites, T.V…), création du studio en carton,  écriture, découpe et animation des textes de titres, repérage des lieux pour le tournage de la pub puis la séquence est filmée…
Le temps est passé très vite et tout le monde a travaillé et finalisé leurs missions.

Mercredi 28 mai.
Cette dernière séance se déroule à l’Espace multimédia gantner afin de découvrir les lieux, l’exposition en cours « Hack! Détournements » de Benjamin Gaulon, d’utiliser les ordinateurs  et d’exploiter le fond documentaire avec l’aide précieuse de l’équipe !
Après avoir découvert l’exposition, des groupes se constituent pour : des recherches afin de préparer des panneaux pour l’exposition de fin d’année autour de diverses thématiques (histoire de la télévision, l’art vidéo, les représentations du futur), le montage d’une séquence animée, la réalisation des autoportraits filmés pour le générique. L’après-midi, Maël est venu pour constituer l’affiche en vrai professionel ! Son travail servira de base à l’élaboration des invitations par l’équipe de l’Espace multimédia gantner.

Voici l’affiche.

Au CDI du collège Lucie Aubrac de Morvillars

Regardez en images…

Atelier de création de personnages 3D. Etape 1.

De janvier à février 2014, les jeudis de 14h à 16h.

Dans le cadre d’un projet de territoire mené par le Théâtre du Pilier (résidence d’un auteur, conte…) et de Cultures collèges, il a été proposé à Vincent Marguet de l’Espace multimédia gantner de mener un atelier de création 3D afin de faire vivre le Peuple des Bois (mi-humains, mi-végétaux), fil conducteur du projet. Les participants sont un groupe d’élèves et leur professeur d’arts plastiques Marina Zindy du collège Val de Rosemont de Giromagny.
La première étape (janvier à février) a consisté à créer un personnage en 3D en définissant les proportions de la taille, du poids, de la musculature… puis de les réaliser avec le logiciel libre Makehuman dont vous pouvez voir les images dans cet article. Les phases suivantes (mars à avril) consisteront à modifier et personnaliser ces personnages pour les transformer en personnage de la forêt avec le logiciel libre Blender.

La finalité de ces ateliers sera une petite exposition virtuelle et itinérante mettant en valeur ce peuple mystérieux.
La suite au mois de mars….

Session 1 : Interventions d’Eric Bernaud / la TV de demain

Du mardi 04 février au jeudi 06 février 2014.
Résidence/Interventions de l’artiste Eric Bernaud au collège Lucie Aubrac pour la préparation d’une émission « rêvée de demain » avec une classe de collègiens.
En partenariat avec Arte CREATIVE et l’Espace multimédia gantner et Cultures Collèges.

Mardi 04/02
Eric Bernaud retrace son parcours aux élèves : il a étudié le graphisme et l’illustration aux Arts Décoratifs. Puis, il se lance dans la conception de la fabrication de génériques pour la télévision.
Différentes réalisations de l’artiste ont été visionnées pour lesquelles il donne des explications sur les trucages et la réalisation. Par exemple, comment filmer la même personne en même temps de manière à ce qu’elle soit plusieurs personnages différents. Les élèves découvrent ainsi une série insolite et drôle destinée à tous les cinéastes « débrouille » qui se nomme Système D (et qui a été diffusé dans Court-Circuit, sur la chaîne ARTE). Les « Systèmes D » sur le caisson étanche et le steadycam ont été projetés. Regardez.

[vimeo]http://vimeo.com/72474467[/vimeo]

[vimeo]http://vimeo.com/28755597[/vimeo]

Le steady cam permet la stabilisation de caméra pour réaliser des mouvements d’appareil complexes et sans à coups. Le poids du steady cam est très proche du centre de gravité. Cela est inspiré d’un système issu du film Shining de Stanley Kubrick. Il faut tenir la tige filtée avec 2 doigts pour des mouvements plus précis. On peut  aussi mettre la caméra au sol, inversée, pour suivre les pas des personnages au ras du sol.
Eric insiste à chaque fois sur certaines notions pour que les élèves s’approprient ce langage : travelling, chef-opérateur image, caméra go-pro, macro-photographie.
Puis, un groupe a fabriqué un steady cam et le deuxième, un travelling suspendu.

Mercredi 05/02
La séance commence par un debriefing sur les idées de scénario de l’émission où chaque élève note ses propositions en vrac au tableau. Voici les thèmes retenus : monde parallèle, groupe, course, idée de plateau télé avec interview de participants à un jeu puis flashbacks, fausse publicité du futur, émission avec des candidats qui vivent leurs rêves, télé-réalité, jeu, ondes dans le cerveau, projection sur la main, monstres, météorites, trou noir, bibliothèque hantée, air pollué, candidats déguisés, jeux de lumière…
Pour aider les élèves à mettre en scène ces scénarios, des axes de réflexions sont proposés : quel contenu ? quel mode de fabrication ? qui regarde ? quel environnement et décor (coiffures, vêtements, matières…) ?
Ensuite, l’artiste propose un temps de diffusion de films pour analyser les images avec les élèves : générique de la Science des Rêves (2005) de Michel Gondry (Stéphane TV : observation des décors, du jingle du film…) / Adieu Philippine (1963) de Jacques Rozier : séquence sur la télé en direct avec des chevaux dans le studio, filmé comme une pièce de théâtre /Métaphobie d’Eric Bernaud : procédé du papier découpé et animation image par image / Extrait de Metropolis (1927) de F. Lang : observation des éléments de design, importance du décor / Séquence d’ouverture du film Brazil (1985) de Terry Gilliam.
L’artiste explique aussi que la construction d’un plateau TV n’implique pas sa réalisation intégrale : on peut juste réaliser des bouts de décors et donner une illusion.
Puis, les élèves effectuent une recherche documentaires au CDI dans les livres et les périodiques pour regrouper un maximum d’images (futur, design, images bizarres, costumes, architecture…) qui serviront d’inspiration ou même à utiliser telles quelles, après photographie et montage.
Ils ont également commencé à regrouper du matériel qui pourra servir au décor du plateau TV : ordinateurs et composants informatiques, tapis de danse, cartons, fond bleu, papier bulles…

Jeudi 06/02
Eric présente aux élèves divers objets qui peuvent créer des effets d’images futuristes : kaléïdoscopes, appareils mécaniques de diapositives, loupes…
En classe entière, les élèves sont initiés à la pratique du storyboard. Eric leur montre aussi ses carnets de croquis pour noter toutes les idées, ainsi que la méthode « post-it » à coller sur un mur. Cela permet d’inverser facilement les scènes du story-board, en déplaçant simplement les post-it.
Entre temps, un extrait du film Socialisme (2010) de Jean-Luc Godard est visionné, compte-tenu de sa forme cinématographique particulière (variations de niveaux sonores, de qualité d’images…).
Puis, les élèves, l’artiste et les professeurs commencent à parler concrètement des techniques de réalisation et d’animation :
•   Technique de la transparence : une image est projetée et une personne est placée devant. En jouant sur la lumière, cela donne l’impression que la personne est vraiment incrustée dans l’image.
•   Incrustation d’une image sur fond vert ou bleu : le fond rouge est déconseillé car la pigmentation de la peau est similaire. Une démonstration de cette technique est proposée : un élève est photographié sur un fond vert. A côté, un fond « psyché » est filmé tournant sur un tourne-disques. Puis à l’aide du logiciel Adobe After Effects, on remplace le fond vert par l’image psychédélique qui tourne… Ambiance très futuriste ! En post-production, on met ce qu’on veut à la place du fond vert. C’est aussi la technique utilisée pour la présentation de la météo à la télévision.
•    Procédé Hofmann : succession d’images qui illustrent une narration. Eric Bernaud montre une vidéo qu’il a réalisée sur ce principe.

[vimeo]http://vimeo.com/77218082[/vimeo]

Ensuite, par groupe, les élèves ont dessiné des storyboards par séquence, mettant en valeur certains choix de réalisation. Ils présentent à la classe entière leurs idées. Des notions de vocabulaire sont abordées :  plan large, plan serré, surimpression (2 images superposées), apparition/disparition, matte-painting (décor peint avec des espaces vides où sont incorporées plusieurs scènes filmées).
Pour terminer la séance, nous dressons tous ensemble une liste de matériel à se procurer pour la prochaine résidence, afin de monter le plateau TV et commencer le tournage du film…

La première séance du projet autour de la TV de demain avec ARTE Creative.

Jeudi 13 janvier 2013 de 13h50 à 15h40.

Le projet « la TV de demain » débute pour cette nouvelle année 2014 : des élèves d’une classe de 4ème du collège Lucie Aubrac vont réaliser leur « émission rêvée de demain ». Ce projet se fait en partenariat avec ARTE Creative et l’Espace multimédia gantner.
Ce projet s’articulera autour d’ateliers menés par Eric Bernaud (http://vimeo.com/ericbernaud)  qui réalisera, avec les élèves, les outils leur permettant de mettre en œuvre leur émission de télévision de demain. Ces temps de fabrication seront  ponctués par une visite d’exposition à l’Espace multimédia gantner et par des temps de réflexion avec les enseignants sur la télévision et les media. A cet effet, l’œuvre numérique Une semaine du Monde (2001) de Du Zhenjun, appartenant à la collection d’œuvres d’art numérique de l’Espace multimédia gantner, est à disposition des élèves au collège (objet prochain d’un travail avec les enseignants).  Cliquez ici pour en savoir plus sur l’œuvre.

Alain Bieber, directeur d’ARTE Creative, accompagné de Laurence Rilly, rédactrice (et qui décide du contenu d’ARTE Creative) et de deux stagiaires, sont venus pour lancer le projet.
Pour commencer, les participants se sont présentés, en précisant ce qu’ils avaient vu dernièrement à la télévision et leurs préférences télévisuelles : films d’horreurs, films d’actions, séries, les informations…  Tout le monde regarde la TV, pas seulement sur une télévision, mais aussi sur Internet, tablette…

Un historique de la télévision a aussi été dressé dont voici quelques repères :
1924-26 : création de la télévision par John Baird.
1931 : première émission de télévision publique par l’ingénieur René Barthélémy.
1935 : « Nous avons fait un beau voyage… ». Ce sont les premiers mots diffusés à la télévision française.
1939 : seulement 300 foyers ont un téléviseur car cela coûte encore très cher.
1946 : première émission télévisuelle « la femme chez elle » sur les activités quotidiennes d’une femme au foyer, sur la chaîne RTF (aujourd’hui, TF1)
1954 : première émission télévision culinaire « Art et magie de la cuisine » sur RTF.
1992 : création d’ARTE (Association relative à la télévision européenne), diffusion uniquement de 19h à 1h
2003 : réalisation des locaux de la chaine Arte par l’architecte Hans Struhk.
….
Aujourd’hui la télévision, c’est aussi l’apparition de nouveaux écrans, plus d’interactivité, comme des vidéos sur Youtube, des multiplateformes comme ARTE Creative. 70% des personnes qui regardent la TV sont connectées sur un outil numérique (Tablette, Smartphone…). La multiplication des supports induit de nouveaux usages, notamment des interactions entre les différents écrans : le spectateur peut voter pour tel ou tel candidat d’une télé-réalité, visiter des sites développant l’univers d’une série, ou trouver des informations complémentaires sur l’émission vue (sorte de télévision augmentée).

Ensuite, Alain Bieber a présenté la chaîne ARTE en projetant un reportage diffusé dans Karambolage (à l’occasion des 20 ans de la chaîne) sur le fonctionnement de la chaine. La chaîne ARTE repose sur la collaboration franco-allemande et a entre autre pour mission de favoriser l’échange culturel. La culture d’entreprise d’ARTE est marquée par la bi-nationalité de ses employés, au point que certains mots allemands comme « Sitzung » (réunion) ou « pk » pour « Programmsitzung » (conférence des programmes) sont rentrés dans le vocabulaire quotidien des artésiens toute langue confondue.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Hxchkqp_rxE[/youtube]

Mais ARTE creative, c’est quoi ? C’est une plateforme dédiée aux arts visuels et numériques comprenant un magazine, un laboratoire et une communauté favorisant une expérimentation entre la TV et internet et soutenant la nouvelle création européenne. Regardez la vidéo de présentation sur : http://creative.arte.tv/fr/aboutus
Arte creative soutient donc des projets d’artistes.

Et la TV de demain?
Est-ce une TV plus intelligente ? en temps réel ? personnalisable ?

Pour réaliser leur future émission, Alain Bieber propose aux élèves un brainwalking (ou brainstorming en marchant).
Sur 2 tables sont placées des feuilles blanches. Les élèves doivent se déplacer autour des tables, mais cela ne fonctionne pas, il y a un problème de circulation alors on leur demande de se déplacer en remplissant les espaces vides, et là, la circulation est plus fluide. Plutôt que de se concentrer sur le problème, on se concentre sur la solution…. Une bonne dynamique pour un travail collectif  !! Alain Bieber insiste sur le mouvement qui permet d’être plus créatif. Pendant une vingtaine de minutes, les élèves tournent autour des tables et dès qu’ils ont une idée, ils la notent sur un papier blanc. Sur la première table, c’est le thème « autour de la télévision » et la deuxième table, c’est « autour du futur ». A la fin de la séance, des centaines de feuilles et d’idées très originales et parfois farfelues sont disponibles : émission culinaire avec des aliments du futur, émission futuriste sur le futur, interaction, enregistrement des rêves, rentrer dans la TV… Il ne reste plus qu’à faire un regroupement d’idées.

La prochaine fois, avec toutes ces idées évoquées, les élèves pourront commencer à concevoir leur émission avec la venue de l’artiste-vidéaste Eric Bernaud, début février.

A bientôt,